1. PRÉSENTATION
  2. Information générale

Une thèse sur le scoutisme laïque

# Le 07-04-2010 à 12:38 par Rédacteur en Chef.
In Information générale.

présentée dans le cadre du CNRS et de l'École des Hautes Études en Sciences Sociales

... et la formation à la citoyenneté


Trouvé sur le site du LAIOS (Laboratoire d'anthropologie des Institutions et Organisations Sociales)

  • Auteur : max.vanhoenacker@free.fr
  • Direction de thèse : C. Neveu
  • Année d’inscription en doctorat : 2005

Thèmes de recherche : Créer le citoyen par l’éducation politique euphémisée : auto-éducation, critique et normativité dans un groupe de scouts laïcs (EEDF)

La thèse est une monographie d’un groupe scout laïc (EEDF) proposant une analyse détaillée de l’action éducative et des engagements de jeunes adultes bénévoles au sein de ce groupe.

En questionnant la circulation des engagements dans l’espace et le temps, il apparaît que c’est essentiellement la classe moyenne urbaine qui se mobilise dans cet espace laïc de l’éducation populaire ; depuis les origines du mouvement EEDF (1911) à l’implantation d’un groupe au début des années 1980 dans une ville nouvelle du nord de la France.

Cette permanence ouvre une réflexion sur les conditions de la rencontre entre « l’internationale scoute » et un terroir local, avec la médiation d’un mouvement organisé sur le plan national et institutionnalisé dans le champ du loisir et de l’animation. Outre la question de l’articulation des échelles de pratiques et d’identification, centrale à la problématique, et la tension mouvement/institution qui caractérise l’organisation associative, le terrain de recherche renseigne sur les rôles et les figures disponibles dans ce processus de socialisation politique.

Derrière l’objectif d’éducation à la citoyenneté opèrent les prémisses majeures du réformisme républicain : soumission à l’Etat, refus de la violence, démocratisme... En réinterprétant ce travail de formation du citoyen dans une dialectique de la contrainte et de la liberté, la thèse se penche sur la nécessaire normativité du concept de citoyenneté et, en contrepoint, sur la possibilité d’envisager la figure d’un citoyen autonome et critique.