Après la guerre...
# Le 06/01/2006 à 17:08 par Rédacteur en Chef.
In L'Après-Guerre.
Les trente premières années ont vu le démarrage puis l’implantation du scoutisme en tant qu’innovation pédagogique – souvent contestée, justement, pour son caractère innovant – et un certain nombre de « prolongements » qui, sans en respecter toujours l’esprit, en copiaient la forme. C’est ainsi que certains mouvements de jeunesse des pays non démocratiques ont pu quelquefois faire illusion.
De 1945, retour à Paris du siège national des E.D.F, à 1964, naissance du "nouveau Mouvement", l'association a connu plusieurs périodes très contrastées, toujours placées sous le signe d'une évolution liée à celle de la société - et quelques crises qui résultaient de ce choix, avec certains de ses membres ou avec les instances internationales.
Et les manifestations du Cinquantenaire, en 1961, sont restées dans beaucoup de mémoires...
1945 - 1948 : Réflexion et évolution
# Le 22/04/2006 à 09:24 par Rédacteur en Chef.
In L'Après-Guerre.
Nous avons sélectionné quelques documents qui nous semblent résumer, à la fois,
- une illustration des difficultés rencontrées par les E.D.F. dans leurs relations avec certains milieux dits "de gauche"','à travers un article de Pierre François,
- mais aussi à travers un article de la revue "L'Enseignement Public" résumant la thèse d'un ouvrage pour lequel "il ne peut y avoir de scoutisme neutre et laïc",
- les réflexions qui ont caractérisé cette époque : articles de Jean Estève et Eugène Bourdet, responsables nationaux de la branche Éclaireurs,
- les résultats : présentation par René Alauzen, commissaire régional et membre du Comité Directeur, des résolutions d'Angoulême et de la coéducation dans la plaquette éditée à l'occasion du Cinquantenaire en 1961.
1945 : Les principes fondateurs des Éclaireurs de France
# Le 06/01/2006 à 17:10 par Rédacteur en Chef.
In L'Après-Guerre.
Il nous a semblé utile, pour situer l’évolution du mouvement, de reprendre, au cours des pages suivantes, l’essentiel des « principes » du Mouvement dans l’immédiate après-guerre. Ces documents sont extraits de la plaquette éditée à la mémoire de Jean Estève, devenu Commissaire national branche Éclaireur à son retour de déportation.
Nous commençons, bien évidemment, par la Loi et la Promesse mais aussi par l’article premier des Statuts,« réécrit » après la Libération, et qui rend compte, à la fois, de l’appartenance au Scoutisme et d’une actualisation de ses objectifs – libérer l’homme de tout asservissement.
Les documents suivants ne sont présentés que sous forme d’extraits, aussi significatifs que possible :
- Les moyens éducatifs du Scoutisme, rédigé par Henry Gourin, numéro spécial des Cahiers,
- Esprit et méthode, branche Éclaireurs – Éclaireuses, rédigé dans les années 50 par Henry Gourin, Eugène Bourdet et Jean Estève,
- Les résolutions d’Angoulême, adoptées en 1949 par l’Equipe nationale de la branche Éclaireurs, ratifiées, après approbation du Comité Directeur, par la réunion de branche du Congrès de Chefs suivant,
- Le Scoutisme d’Extension des Éclaireurs de France, définition donnée par « Erable » Lévy-Danon, Commissaire Nationale Extension.
1950 - 1953 : Turbulences...
# Le 08/06/2009 à 10:15 par Rédacteur en Chef.
In L'Après-Guerre.
Les réflexions menées dans le cadre du Mouvement, et les décisions d'orientation qui les ont prolongées, ont provoqué quelques "turbulences", aussi bien en interne, auprès de certains membres du Mouvement qui s'en sont trouvés surpris - et sont allés jusqu'à la création d'une association dissidente - que dans ses relations avec les organismes internationaux peu préparés à de telles évolutions.
Paradoxalement, c'est la "promesse alternative", pourtant acceptée par le Fondateur dans les premières années, qui a posé périodiquement quelques problèmes avec ceux-ci. Mais la "coéducation" des filles et des garçons n'a pas été, non plus, accueillie très favorablement et a donné lieu à quelques échanges intéressants, de même que l'information apportée aux responsables Route sur des sujets les concernant comme l'objection de conscience.
La branche aînée
# Le 18/01/2006 à 19:16 par Rédacteur en Chef.
In L'Après-Guerre.
La branche aînée a été définie par le Fondateur comme un prolongement, vers les adolescents et post-adolescents, des méthodes et techniques de la branche Éclaireurs.
Si l’on en juge d’après l’évolution et les problèmes rencontrés en cours de… Route, cette définition s’est avérée assez rapidement insuffisante et a donné lieu à des recherches, des expériences, des conflits, mais aussi à des réalisations spectaculaires : le dynamisme, la motivation, la disponibilité (et, quelquefois aussi, la prise de risques) ont permis des « exploits » donc certains sont restés dans les mémoires.
Le scoutisme d'extension
# Le 06/01/2006 à 17:25 par Rédacteur en Chef.
In L'Après-Guerre.
Sous l’impulsion d’Érable Lévy-Danon, assistée de Pierre Morand et d’une équipe nationale motivée, la «branche» Extension s’est fixé pour objectif d’adapter le scoutisme E.D.F. aux handicapés de toutes natures (sensoriels, physiques, mentaux) sans les couper du reste du Mouvement, en définissant et en pratiquant - "comme les autres" - une méthode tenant compte de la réalité des situations.
Cette méthode, ses objectifs et ses applications ont été présentés, pendant plusieurs années, aux «professionnels» du secteur de l’enfance handicapée – enseignants, éducateurs, accompagnateurs de toutes natures – à travers des stages d’information qui ont permis la création d‘un certain nombre d’unités dans divers domaines.
Mais se posait alors un problème de financement d‘activités qui, en général, s’avéraient plus coûteuses que les activités «habituelles». C’est la raison pour laquelle l’équipe nationale Extension a organisé chaque année, un peu avant Noël, une «vente Extension», dans les locaux du 66 Chaussée d’Antin qui, pour l’occasion, étaient complètement déménagés et adaptés à leur nouvelle fonction.
Par ailleurs, Érable, avec l’aide efficace de Danièle Delorme et Yves Robert qui, sur la suggestion de Pierre Morand, s’intéressaient au groupe d’amis de la troupe de l’hôpital de Garches, organisait également chaque année un «Soir Inhabituel» qui faisait appel à de nombreuses bonnes volontés… et rapportait beaucoup d’argent car l’élaboration en était totalement bénévole.
En décembre 1954, cette soirée se déroulait au cabaret des Ambassadeurs et le programme en contenait un disque enregistré pour l’occasion par Danièle Delorme. Il était illustré, en dernière page, par une photo d’éclaireur polio de la troupe de Garches animée par Yvon Bastide. Cette photo a beaucoup servi !)
(Document communiqué par Catherine et Yvon Bastide)
1962 : l'Algérie
# Le 06/01/2006 à 17:28 par Rédacteur en Chef.
In L'Après-Guerre.
La vie du Mouvement n’est pas toujours « un long fleuve tranquille » et l’échelon national – Comité Directeur et Commissaire général – ont à assumer la gestion de crises qu’ils n’ont, en général, pas créées.
Nous avons illustré ci-après, les problèmes posés au Mouvement par la guerre d’Algérie. Louis François, Président, et Jean Estève, Commissaire Général – tous deux, notons-le, anciens déportés – ont jugé nécessaire de commenter une lettre écrite par un Routier alors sous les drapeaux, Michel Capestan.
Un éditorial de début 62 précise, en page suivante, la position du Mouvement.
1961 : le Cinquantenaire des Éclaireurs de France
# Le 06/01/2006 à 17:29 par Rédacteur en Chef.
In L'Après-Guerre.
Le Cinquantenaire a donné lieu, en 1961, à trois manifestations qui sont restées dans les mémoires :
- un grand "congrès de responsables" à Orléans,
- un grand rassemblement "toutes branches" à Clermont-Ferrand,
- une soirée commémorative à la Salle Pleyel à Paris.
Nous avons repris ci-après les souvenirs de Pierre Bonnet, organisateur de ces manifestations pour l'équipe nationale, et quelque spages de la "plaquette" éditée par la Région de Paris à l'occasion de la soirée Salle Pleyel
